Adolescence et MST : la prévention comme mot d’ordre

Publié le : 24 janvier 20193 mins de lecture

Bon nombre de spécialistes se disputent quant au rôle des parents sur la prévention. Mais que ce soient les responsables de Sidaction ou d’Act Up, tous ont le même discours : peu importe qui prévient, il est impératif que les adolescents soient armés pour affronter leur vie sexuelle sans avoir ensuite à s’en vouloir à vie de ne pas avoir eu le bon geste au bon moment.

Tous s’accordent pour dire que les comportements à risque sont favorisés par une baisse considérable du budget de la prévention auprès des ados.  C’est donc aux proches de prendre le relai.

Les capotes, sous l’oreiller !

Dans tous les cas, pour les garçons, achetez-leur des préservatifs déposés sous l’oreiller. Libres à eux de vous en parler ou non par la suite. Vous pouvez ajouter un mot qui respecte leur pudeur tout en leur tendant la main : « Nous pourrons en acheter ensemble si tu le souhaites » ou « Je suis disponible si tu le souhaites pour en parler. Je respecterai ton choix ». Accompagnez toujours la boîte de préservatifs d’un livret explicatif. La pose d’un préservatif n’est pas si compliquée, mais il est utile que l’ado se soit entraîné avant son premier rapport.
Pour les filles, emmenez votre fille chez la gynécologue et laissez-là seule avec le médecin.  Vous pouvez toucher un mot au spécialiste lors de la prise de rendez-vous et lui demander d’expliquer à votre fille ce que sont les MST/ IST.

Une liste de numéros utiles rassemblés dans un carnet est une bonne chose. Les ados sont autonomes pour poser des questions.

Leur apprendre à se faire confiance

Surtout, demandez-leur de se faire confiance. Arthur Vuattoux insiste sur le fait que lorsque « le jeune ne met pas de préservatif, c’est qu’il manque de confiance en lui et est intimidé face à un partenaire plus expérimenté et qui rejette le port du condom. Se faire confiance implique aussi que les ados refusent un rapport si l’aspect du pénis ou de la vulve de leur partenaire présente des lésions ou des traces anormales. » Apprenez-lui à se respecter et à oser dire non. Car il suffit d’une fois pour qu’il soit trop tard.

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